mercredi 22 juillet 2015


Pourquoi ce  motif ?
Et tout au long de la journée que rien ne venait troubler, les nénuphars et leur ange se contemplaient l'un l'autre et étaient heureux

Parfois je me demande si ce sera comme ça au paradis : contempler longuement un visage dont on ne peut se lasser et qu’on veut toujours regarder davantage.

mardi 21 juillet 2015

Pécieuse malédiction

Encore une nouvelle aventure littéraire dans le monde de la traduction.
Si le plaisir fut au rendez-vous pour l'écriture, je finis par désespérer de me voir un jour publié.
Ce coup-ci, j'ai bien un éditeur, mais je ne veux pas lui donner mon livre !!!

La malédiction serait-elle sur moi....

Alors ce nouveau projet, qui arrive bientôt à son terme, est la traduction d'un roman de Mary Webb, intitulé Precious Bane.

Fin des guerres napoléonienne, dans la campagne profonde d'Angleterre... pas très moderne tout ça.
Et pourtant, si !

C'est vraiment un beau texte, très visuel, très simple et en même temps si profond.

Ce livre a déjà été traduit par Jacque de la Cretelle, sous le titre Sarn.

Est-ce que je vais supporter la comparaison ?  Je ne suis pas académicienne, et je n'ai pas du tout pris le même chemin....

Quand on est traducteur, on se cache derrière les mots, les images, les sentiments des autres.....
Mais on ne se cache pas vraiment parce que
 ce n'est pas tant dans les choses dites, mais dans la façon de dire les choses qu'on apprend à connaitre quelqu'un. 
 Car on ne peut écrire le moindre mot sans se dévoiler, dans les mots qu'on choisit, et dans la forme des lettres, avec des grandes lettres ou des petites, simples ou décorées. C'est un jeu de cache-cache et il n'y a nulle part pour se cacher.

J'espère juste ne pas prendre trop de place


Quelques extraits :

Les souvenirs gravés :
Et si cela vous parait étrange qu'une enfant si jeune se souvienne si clairement du passé, rappelez-vous que le Temps grave ses images dans notre mémoire comme un garçon graverait des lettres avec un couteau, et moins il y a de lettres, plus les entailles sont profondes.

La mort du père :
Tout avait disparu, le tic-tac de l'horloge, le ronronnement du chat, le crépitement du lard dans la poêle, le bourdonnement des abeilles à la fenêtre. Ils engloutissaient également la lumière, et l'odeur des roses blanches du jardin, et les sensations dans mon corps, et les pensées que j'entretenais avant. On n'était plus qu'une partie de ce ronflement sinistre.


On a pleuré un long moment, Mère et moi, et quand on ne put plus pleurer, les petits bruits sont revenus petit à petit, le tic-tac de l'horloge, les petits morceaux de bois qui tombaient du feu, et le chat qui respirait dans son sommeil.

Des questions sur la vie prochaine :
Je commençais tout juste à me demander comment on revenait lors de la résurrection. Est-ce qu’on revenait clairs, ou sombres, comme le reflet dans l'eau ? Père reviendrait-il dans un accès de colère, tel qu'il est mort, ou en petit garçon courant vers grand-mère, un bouquet de primevères à la main ? Mère aurait-elle ce même sourire, ou bien aura-t-elle réussi à trouver une lumière dans le passage sombre ? Serais-je encore enfermée dans un corps que je n'aimais pas, ou pourrait-on se tisser un corps qu'on aimerait sur le métier à tisser de son âme ?

La mort ?
Là-dessus, il se mit à faucher l'herbe rare pleine de marguerites qui soupirait dans un bruit sec. Et comme elle était si peu fournie, on pouvait voir la lame, pareille à un éclair d'acier dans l'herbe haute avant que l'andain ne tombe. Et il me semble à présent que c'était comme la volonté de mort de Dieu, qui attend toujours derrière nous jusqu'à ce que vienne l'heure de nous faucher ; non pas par méchanceté, mais parce que c'est mieux pour nous de ne plus grandir dans la prairie, et d'être mis à l'abri dans sa meule, protégé par le chaume de son amour éternel.

Le bec-de-lièvre :
 Les années qui suivirent, cela m'a souvent semblé bizarre d'être obligée de travailler tous les jours de la semaine et les dimanches afin de gagner assez d'argent pour remettre droit ce qu'un lièvre stupide avait mis de travers.

Il me semble que souvent ce n'est que lorsqu'on commence à voir qu'il y a une chose en vous qui gêne les autres que cette chose commence à vous gêner vous-même. Je suis sûre que si Ève avait eu le malheur d'avoir une chose telle qu'un bec-de-lièvre, cela ne l'aurait pas gênée jusqu'à ce qu'Adam s'approche et la regarde d'un air douteux, et que le Seigneur fronce les sourcils devant son œuvre ratée.

L'amour
j'écoutais les merles chanter tout près et au loin. Quand ils étaient loin, on pouvait à peine distinguer leur chant de celui des autres oiseaux, car ils étaient toujours nombreux à enchanter les lieux, grives, roitelets, linottes aux sept couleurs, mésanges, pinsons, et bruands. C'était une étoffe faite de nombreux fils, avec un fil maitre en or très clair, une musique très agréable à entendre.
Je me dis que peut-être l'amour était ainsi, beaucoup de fils de couleurs, et un fil maitre en or pur.

Madame Beguildy m'a raconté qu'il venait et frappait, et Jancis courait à la porte dans sa plus belle robe, des rubans ou une fleur dans les cheveux, et elle passait tour à tour du rouge au blanc. Et je l'ai vu aussi de mes propres yeux, quand elle venait nous voir, et qu'elle haletait sous son foulard, et je me demandais comment ça se faisait. Car pour moi, Gédéon n'était que Gédéon, alors que pour elle, il était le feu et la tempête, et le printemps même, et sa voix était la voix du Dieu tout puissant.

La paix intérieure :
J'en suis venue à penser que cette bénédiction du grenier m'était arrivée parce que j'étais maudite. Car si je n'avais pas eu un bec-de-lièvre pour me faire peur et me faire entrer dans la solitude de mon âme, cela ne me serait jamais arrivé. On aurait entassé les pommes en vain sans voir de merveille, car je n'aurais jamais connu la splendeur cachée de l'autre côté du silence.
Au moment même où ces pensées me traversaient, cette chose adorable a soudain surgi de nulle part, et elle s'est logée dans mon cœur, comme une graine venue du tréfonds de l'amour.


Gédéon amoureux :
Et il me faisait penser à un saule pleureur par un jour d'été sans vent, tout à ses pensées au-dessus de l'eau. Il était comme l'if à la porte du cimetière qui rêve toute l'année, et garde son rêve aussi secret que son fruit rouge sous les branches. 





samedi 27 juillet 2013

Maybe maybe not...25 lessons I've learnt

I applied to translate a small book from a photographer called Lorenzo to translate his book called 25 lessons I've learnt about photography, then the word is crossed out, and replace by about life.


The author posted the ad himself, and then asked for a 1500 word sample to be handed in for July 14 th, so that he chose among the 16 potential contractors...
I sent my draft on July 13th, waited the 14th, 15th, 16th, and the 17th, I followed up with an incentive mail. I told him that he could have sent a word saying he received the proposals and would review it...
It happened that the same week another potential client asked me two samples and seemed to have done it to many other translators since he did not give the job to anyone
 ...well Lorenzo was the receptacle for all my accumulated wrath...
I told him I thought he was a nice guy when reading him, but it was a shame he got the wrong number. Indeed, 26 would have been better if he had learnt politeness and would have dropped a line to say he received it... Well I guess he must have great feelings for me... Two days later he apologized, telling about personal reasons. Maybe I should learn being patient...
Well wait and see.... In case, I've started the first five lessons; so 20 to go.
The decision will be taken by the begining of August... Let's be patient!
While waiting, let's enjoy the people passing by!!

Subtitles Forget Paris

I recently finished the subtitling of a film... "Forget Paris"
It was a new and enriching experience.
I got the job on Saturday at about noon, it took me the whole afternoon or nearly to download and run through the settings, and get the film, and get started...
It did not take me so long to understand that it would be hard to respect the deadline. Indeed, the film was due the following Monday... So it meant I had only the weekend to do it.
The film was 100 mn long, and the first minute took me more than 20 mn!
You have to respect the layout, a maximum of 40 characters per line, spaces included, and you must not use more than 2 lines... At first, it was quite difficult, but it got easier as I went along. Sometimes it is   really annoying  because You have to start  again a cue you are  pleased with only because there is one comma too many!... So enraging...
Well, the work is done, and the client happy, even though I would have loved to have more time to think things over.. But well..it could have been better, but it wasn't that bad.
I worked all Sunday, from 7am to 2 am and got up on Monday morning at 7 again to keep up with the deadline.
When the end of the film came, it was a bit romantic, I was so knackered that I started to cry while watching the film!!!

I would love to do it again.... But not at the same rate!....

jeudi 27 juin 2013

Crowe's Requiem Mike McCormack

This novel, Crowe's Requiem was written by Mike McCormark, a contemporary  Irish writer.
I have translated almost the whole book but have not yet got into contact with the English editor for the copyrights, and I do not have found a French editor interested in the translation yet.

Ce roman, Le Requiem de Corneille a été écrit par Mike McCormack, un écrivain irlandais contemporain.
J'ai traduit presque tout le livre mais je n'ai pas encore pris contact avec l'éditeur anglais pour les droits, et je n'ai pas encore trouvé d'éditeur pour la traduction.

If anyone can help me in finding the way all the paperwork should be done, I would be most grateful.

Si quelqu'un pouvait m'aider à faire toute cette paperasse, je vous serais très reconnaissante.

Well, since I am on holiday, I will investigate a bit further and am sure I will find a way.

Bon, comme je suis en vacance, je vais enquêter un peu plus et je suis sûre que je vais trouver la solution. 

Here is the first page


ANGEL




When I was a child I was told that the man who made time made plenty of it. But whoever told me that was wrong. There is never enough time, never. There is only this time and you mark it and pass it and kill it any way you can. Now, with what time I have left, I want to tell the story of mine time. My time has come, what else would I be doing? I see this story as the gift of my second childhood, a story of death and enchantment, madness and delusion, faint hearts and fair maids; in short, a love story. Given more time it might have been a different story but that is not the point. The point is that like all stories, if it goes long enough, it will end in death. The trick is to avoid spoiling it.
I am twenty years old but I am already an old man. In fact I am a very old man and like all old men I am dying. And though I am dying from any number of things I am dying mainly because I have a bad heart. I would like to be able to say that I was led astray and killed by it but that would not be strictly true. If it wasn't my heart it would have been something else, some other foolishness which did for me.
Nevertheless, a bad heart is a bad heart and no matter how well intentioned it is or whether it is in the right place or not, given time, one way or another, it will kill you.



 Voici  ma traduction la première page
 


ANGE

Quand j'étais petit, on m'a dit que l'homme qui avait fait le temps en avait fait beaucoup. Mais peu importe qui m'a dit ça, cette personne avait tort. Il n'y a jamais assez de temps, jamais. Il n'y a que ce temps et on le marque et on le passe et on le tue du mieux qu'on peut. A présent, avec le peu de temps qu'il me reste, je veux raconter l'histoire de mon temps. Mon temps est venu, que pourrais-je bien faire d'autre. Je vois cette histoire comme le cadeau de ma seconde enfance, une histoire de mort et d'enchantement, de folie et d'illusions, des cœurs qui s'évanouissent et des jolies demoiselles ; bref, une histoire d'amour. Avec plus de temps, cela aurait pu être une histoire différente, mais là n'est pas le propos. Le propos est que comme toute histoire, si elle est assez longue, elle se termine en mort. Le tout est d'éviter de gâcher le suspens.
J'ai vingt ans mais je suis déjà un vieillard. En fait je suis un très vieil homme et comme tous les vieillards je me meurs. Et bien que je meure d'un certain nombre de choses je meurs principalement parce que j'ai un mauvais cœur. J'aimerais pouvoir dire que j'ai été égaré et que cela m'a tué mais cela ne serait pas strictement vrai. Si cela n'avait été mon cœur, il y aurait eu quelque chose d'autre, quelque autre bêtise qui aurait eu raison de moi.
Quoi qu'il en soit, un mauvais cœur est un mauvais cœur, et peu importe qu'il soit bien intentionné ou qu'il soit ou non à la bonne place, avec du temps, il finit par vous tuer d'une façon ou d'une autre.

mercredi 26 juin 2013

The Legacy of Mary Schlau

I was awarded  the translation of two chapters in a fantastic literary project by the charity FABabel family, a charity helping people suffering from Freidreich Ataxia.

J'ai été choisi pour la traduction de deux chapitres dans un projet littéraire fantastique par l'association caritative FABabel family, une association qui aident les gens souffrant de l'ataxie de Freidriech.

Their plan was to start a cooperative book written by various authors all around the world in various languages and then translate it. Here is a link to their website

Leur projet était de commencer un livre coopératif écrit par différents auteurs du monde entier dans différentes langues et ensuite de traduire le livre.  Voici le lien de leur site.

The book is entitled Lhe Legacy of Mary Schlau. I translated chapter 11 and chapter 13.

Le livre s'intitule l'hériatge de Mary Schlau. J'ai traduit le chapitre 11 et le chapitre 13.

The Millionaire Fastlane

Here is the latest book I translated.

Voici le dernier livre que j'ai traduit.
 

The book is entitled The Millionaire Fastlane by Amercian writer MJ DeMarco.
Le livre  s'intitule Voie express pour la richesse de l'américan MJ DeMarco.

You can have a look at the author's website here and you can download the first three chapters.

Vous pouvez aller voir le site de l'auteur ici et vous pourrez télécharger les trois premiers chapitres.

If you want to read the French version, go there  and you can also download the first three chapters.

Si vous voulez lire la version français, rendez-vous et vous pourrez également télécharger les trois premiers chapitres.

If you like the book and its translation, do not hesitate to buy it, in English or French.
Si vous aimez le livre et sa traduction, n'hésitez pas à acheter la version anglaise ou française.

If you like the French version, do not hesitate to contact me for a translation , I will answer you as fast as I can.

Si vous aimez la version française, n'hésitez pas à me contacter pour une traduction, je vous répondrai aussi vite que je peux.